A la une
Accès rapides

Sports

La victoire au bout du fleuret

Les Jeux Olympiques et Paralympiques de Tokyo arrivent à grands pas, et cette année, Châtillon a son héros. Un escrimeur optimiste, déterminé et passionné : Moez El Assine. En garde ! Prêts ? Allez !  

Si le sport est dépassement de soi et école de vie (Aimé Jacquet), Moez El Assine en est le meilleur enseignant. C’est à l’âge de 12 ans qule sportif de talent découvre l’escrime : « Je ne connaissais pas du tout ce sport. Je l’ai découvert au cours d’une semaine sur l’inclusion dans le sport : une vraie révélation. ». De mercredi en mercredi, il se prend au jeu, puis, au bout de six mois d’entraînement, son maître d’arme lui propose de participer à une compétition départementale : la première d’une longue série qui le mènera aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004, où il décrochera la médaille de bronze. Fier de porter les couleurs de la France au plus haut niveau, Moez cumule ensuite les compétitions : champion du monde à Paris (2010), médaille d’or aux championnats du monde de Catane (2011) puis médaille d’argent aux championnats d’Europe de Terni (2018). « J’ai été totalement embarqué par le goût de la compétition ». Si les conditions sanitaires le permettent, et s’il réussit le parcours de sélection, cet altoséquanais de 40 ans donnera le meilleur et encore plus pour aller décrocher une médaille aux Jeux Paralympiques de Tokyo !  

« Deux choses importantes et indissociables ont façonné ma vie : mon handicap et l’escrime », affirme l’athlète. Quand il raconte ses souvenirs de compétitions sportives, on retrouve dans ses yeux la nostalgie et une pointe d’excitation à l’idée de celles à venirLes Jeux Olympiques font partie de ces souvenirs que l’on ne peut oublier : « S’il y a bien un moment où l’humanité montre ce qu’elle a de plus beau en termes de valeurs humaines et sportives, c’est bien aux Jeux Olympiques. » ; l’accueil de la population, les rencontres avec des athlètes du monde entier, des compétitions magnifiques : « Les J.O. de Londres m’ont particulièrement marquéj’ai assisté à une épreuve d’athlétisme paralympique avec un stade complet. L’accueil et l’inclusion du peuple anglais était incroyables. J’espère que Paris saura faire de même en 2024 ! ». 

Manager chez Orange le jour, Moez El Assine troque son masque chirurgical pour celui de l’escrimeur 3 à 5 soirs par semaine. A l’espace Maison Blanche de Châtillon, il est entouré des membres qui ont créé la section handisport ainsi que des adhérents du club. Parmi ses grands soutiens, il compte Corinne Maîtrejean, son Maître d’Armes, ses amis, ses collègues, mais surtout ses deux enfants de 12 ans : « Lorsque j’ai dû arrêter l’escrime durant 6 ans, ce sont eux qui m’ont convaincu de reprendre ». 

Dans une année olympique, il passe plus de 250 jours en dehors de chez lui, entre les compétitions, les stages et les entraînementsAu-delà de son parcours incroyable, marqué parfois d’embuches et de sacrifices, c’est aussi un message d’espoir que souhaite nous faire passer notre sportif : « On a passé une année 2020 et un début d’année 2021 assez compliqués, mais nous devons faire preuve de résilience : les beaux jours vont revenir ! Il faut essayer de pratiquer une activité sportive dans les conditions sanitaires les plus strictes possible, prendre soin de son corps, et surtout, rester optimiste ! » 

Si vous souhaitez découvrir la pratique de l’escrime : www.escrime-chatillon.fr