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Crise sanitaire

Soutenons les commerçants châtillonnais !

La crise sanitaire a eu de terribles retombées sur de nombreux secteurs économiques. Les premiers touchés sont les commerçants, que nous avons rencontrés afin de vous les présenter. Ils nous ont raconté leur expérience et ont dressé un constat de cette année difficile pour certains, porteuse d’espoirs pour d’autres, qui ne restera certainement pas sans conséquences pour tous. 

Agnes Duroudier, Charles Courtis, Lili Wang, Virginie Lacroix, s’ils vous sont peut-être inconnus, ils sont pourtant des acteurs indispensables de la vie châtillonnaise. Ces gérants de commerces ont chacun dû subir ou s’adapter durant cette année très compliquée.  

Agnes Duroudier gère une boutique de thés et cafés, « Bergamote et Grain de Café ». Son commerce est défini comme essentiel et pour cause : « Les clients ont besoin de se faire plaisir en ce moment : on a vu une forte augmentation des ventes de chocolat ! » nous dit-elle. Avec son apprentie, elle offre réconfort et bonne humeur à ses clients, plus nombreux qu’à l’accoutumée. « Les habitants soutiennent leurs commerces de proximité, il y a une grande solidarité »Elle décrit aussi une vraie entraide entre les commerçants du quartier, ce qu’approuve volontiers Virginie Lacroix, fleuriste : « En novembre, le magasin Biocoop en bas de la rue m’a permis d’y déposer mes bouquets tous les jours ! » Les conseils avisés, la créativité et le sourire de cette passionnée de nature ont conquis la clientèle de quartier, très solidaire durant la crise. « En ces périodes de fêtes, des clients, qui achetaient avant leur sapin en grande surface, ont acheté les miens ! »Son commerce « non-essentiel » a dû fermer aux deux confinements. Si elle a cessé son activité en mars, elle s’est organisée pour la poursuivre en novembre «J’ai fait du clic&collect et de la livraison, dont les frais étaient offerts ! »En 2020 on s’est donc serré les coudes et on a imaginé de nouvelles solutions. Mais comment s’en sortir lorsque son commerce ne peut rouvrir ?  

Le Café du Stade est le lieu de rencontre régulier de toutes les générations de Châtillon, pour rompre la solitude et partager un moment dans une ambiance chaleureuse. « C’était le QG des habitants du quartier »nous raconte, nostalgique, la gérante Lili Wang qui a racheté il y a quatre ans le fonds de commerce avec son frère Nicolas. Ils avaient beaucoup d’idées pour rendre ce lieu encore plus convivial, malheureusement, la crise les a court-circuitées. Malgré une courte réouverture cet été, la famille Wang a, comme de nombreux restaurateurs, ressenti de l’injustice lors de ce second confinement. « En mars, tous les commerces étaient fermés, cette fois on se sent totalement exclus, on est presque les seuls à ne pas pouvoir rouvrir. » La solidarité est malgré tout toujours présente : « on reçoit plein de messages des habitués qui prennent de nos nouvelles et nous soutiennent. » Ils ont ouvert cette année un bureau de tabac à côté du café, leur permettant de survivre difficilement à cette crise. 

Pour clore ce tour d’horizon, c’est Charles Coutris, passionné du Vietnam et fondateur de l’Indochineur que nous avons rencontré. L’entrepôt a des airs de caverne d’Ali Baba : bijoux, tissus, décoration artisanale en corne, en pierre ou en bambou... L’Indochineur, originellement grossiste, travaille avec des bijoutiers du monde entier. Cette année, ils ont lancé la marque Rivêt (studio-rivet.com) s’adressant aussi aux particuliers, avec un style plus contemporain. Des ventes occasionnelles sont organisées dans l’Atelier du boulevard de Stalingrad, le QG de la marque, où les curieux peuvent découvrir et s’offrir des produits artisanaux asiatiques. « A l’avenir, si le contexte le permet, on aimerait ouvrir des boutiques « Rivêt » dans d’autres lieux. » Mais cet avenir, comment le voit-il ?  « On garde l’espoir de retrouver une vie normale, tout en retenant les leçons que cette crise nous a apprises. Cela nous a amenés à réfléchir sur nos modes de vie et de consommation. » 

Nous ne pouvons que souhaiter le meilleur aux commerçants dans la ville, espérant que cette nouvelle année se déroulera sous de meilleurs auspices pour tous.